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Va-et-vient à 3 interrupteurs : Schéma et branchement

Va-et-vient à 3 interrupteurs : Schéma et branchement

Pour commander une lumière depuis trois endroits, le montage classique associe deux interrupteurs va-et-vient et un permutateur. Ce troisième appareil s’intercale entre les navettes et permet d’allumer ou d’éteindre depuis chaque commande, quelle que soit la position des autres. Il convient notamment à une chambre avec deux chevets, un couloir traversant ou un escalier. Le schéma permet de comprendre les raccordements, mais l’ajout d’une commande dépend aussi des conducteurs disponibles dans votre installation. Une autre solution consiste à utiliser trois boutons-poussoirs reliés à un télérupteur.

Avant toute intervention, coupez l’alimentation et vérifiez l’absence de tension avec un dispositif adapté. Une couleur de fil ou une lampe éteinte ne garantit jamais qu’un circuit est hors tension.

Schéma du va-et-vient à 3 interrupteurs

schéma va et vient 3 interrupteurs

Le schéma de principe se lit depuis l’arrivée de phase jusqu’au luminaire. Le premier va-et-vient reçoit la phase. Deux navettes rejoignent le permutateur, puis deux autres repartent vers le second va-et-vient. La borne commune de ce dernier alimente le retour lampe.

Chaque liaison marquée « deux navettes » représente deux conducteurs distincts. Ce dessin montre l’organisation électrique du montage. Il ne remplace pas le schéma de bornes du mécanisme installé.

Pour lire un schéma de câblage en couleur, vous retrouverez généralement le rouge pour la phase, l’orange pour les navettes et le violet pour le retour lampe. Ce sont des conventions de représentation. Le bleu identifie le neutre et le vert et jaune le conducteur de protection dans l’installation concernée.

Le permutateur est intermédiaire dans le circuit, mais il n’a pas besoin d’être physiquement placé entre les deux autres commandes. Dans une chambre, il peut se trouver près d’un chevet, même si les conducteurs passent par une boîte de dérivation ailleurs dans la pièce.

Le fonctionnement des trois points de commande

Les trois commandes ont la même fonction pour l’utilisateur, mais leurs mécanismes diffèrent. Pour comprendre leur raccordement, il faut distinguer les appareils d’extrémité de celui qui permute les navettes.

Deux va-et-vient et un permutateur

Chaque va-et-vient possède une borne commune et deux bornes de navettes. Le commun du premier reçoit la phase d’alimentation. Celui du second reçoit le retour lampe. Les navettes assurent les liaisons entre ces appareils et le permutateur.

Si vous connaissez déjà le schéma électrique du va-et-vient classique, le principe reste le même. La différence vient du troisième mécanisme, ajouté sur les liaisons de navettes.

Le permutateur possède quatre bornes électriques utiles au montage. Deux accueillent les navettes provenant du premier va-et-vient. Les deux autres accueillent celles qui rejoignent le second. Certains mécanismes proposent plusieurs entrées de connexion par borne. Le nombre de trous visibles ne suffit donc pas à identifier leur fonction.

Les navettes en liaison directe ou croisée

Dans une position, le permutateur relie les deux paires de navettes directement. Dans l’autre, il croise leurs liaisons. Cette permutation modifie le chemin permettant à la phase d’atteindre le retour lampe.

Lorsqu’un chemin continu existe entre la phase et le luminaire, la lampe s’allume. Lorsque ce chemin est interrompu, elle s’éteint. Actionner n’importe laquelle des trois commandes inverse l’état de l’éclairage.

La position haute ou basse d’une touche ne correspond donc pas toujours à « allumé » ou « éteint ». Elle dépend aussi des deux autres appareils et de la correspondance des navettes.

Le branchement des appareils, étape par étape

Le raccordement doit suivre le schéma du matériel utilisé. Préparez deux va-et-vient, un permutateur compatible avec l’éclairage et des conducteurs adaptés au circuit. Le choix des boîtes et des connexions dépend de l’installation réelle.

Mettre hors tension et identifier les conducteurs

Avant de démonter une commande, coupez l’alimentation de manière adaptée à l’intervention. Si le circuit est incertain, la coupure générale permet d’éviter de se fier à une étiquette mal renseignée. Empêchez également une remise sous tension pendant votre travail.

La vérification d’absence de tension doit être effectuée au point d’intervention avec un appareil approprié. Un tournevis testeur ou un détecteur sans contact ne remplace pas un vérificateur d’absence de tension. Si vous ne maîtrisez pas cette vérification, confiez le raccordement à un électricien.

Repérez ensuite les conducteurs et les bornes avant toute déconnexion. Une photographie peut conserver la disposition initiale, mais elle ne prouve pas que l’ancien branchement était correct. Dans l’existant, les couleurs doivent être confrontées aux raccordements et aux vérifications adaptées.

Raccorder le premier interrupteur va-et-vient

La phase d’alimentation se raccorde sur la borne commune, souvent repérée L. Les deux navettes se raccordent sur les deux autres bornes, fréquemment numérotées 1 et 2.

Vérifiez ces indications sur le mécanisme. Le conducteur commun ne doit pas être placé sur une borne de navette. Respectez également la longueur de dénudage et le mode de connexion prescrits par le fabricant.

Brancher les quatre navettes du permutateur

Identifiez d’abord les deux paires de bornes à partir du schéma du permutateur. Les navettes venant du premier va-et-vient se raccordent sur une paire. Celles allant au second se raccordent sur l’autre.

La disposition physique des bornes peut être trompeuse. Deux bornes voisines ne constituent pas forcément la paire recherchée. Le schéma du mécanisme prime sur leur position au dos de l’appareil.

Il faut aussi distinguer deux situations. Inverser les deux navettes au sein d’une paire correctement identifiée peut modifier la correspondance entre les positions des touches et l’état de la lampe. Mélanger les conducteurs des deux paires peut, en revanche, empêcher le fonctionnement attendu.

Raccorder le second va-et-vient et le luminaire

Les deux navettes provenant du permutateur arrivent sur les bornes de navettes du second va-et-vient. Sa borne commune reçoit le retour lampe, qui rejoint l’alimentation commandée du luminaire.

Le neutre du même circuit rejoint le point d’éclairage sans être raccordé aux mécanismes de commande de ce montage. Le conducteur de protection est acheminé jusqu’au point lumineux. Son raccordement au luminaire dépend ensuite de la classe de protection de celui-ci et de ses instructions.

Un luminaire de classe II ne possède pas de raccordement de terre à sa carcasse. Cela ne justifie pas de supprimer le conducteur de protection du point d’éclairage.

Avant le remontage, contrôlez les connexions hors tension. Aucun cuivre dénudé ne doit dépasser inutilement des bornes. Les mécanismes doivent retrouver leur place sans écraser les conducteurs ni exercer une traction sur les raccordements.

Ajouter une troisième commande à un va-et-vient

L’ajout d’un permutateur demande d’intervenir sur les deux liaisons de navettes du montage existant. Chaque navette doit rejoindre le nouvel appareil, puis continuer vers l’autre va-et-vient. La nouvelle commande doit donc disposer de quatre raccordements de navettes.

La difficulté dépend surtout du cheminement disponible. Lorsque les navettes passent dans une boîte de dérivation accessible, leur reprise peut être plus simple. Si elles circulent directement entre deux commandes dans une gaine difficile d’accès, de nouveaux passages peuvent être nécessaires.

Prenons une chambre commandée depuis la porte et un premier chevet. Pour ajouter une commande au second chevet, il faut vérifier comment acheminer les deux paires de navettes jusqu’à ce nouvel emplacement. Remplacer simplement l’un des mécanismes existants par un permutateur ne crée pas un troisième point de commande.

Avant d’acheter l’appareillage, faites donc vérifier les conducteurs présents, les gaines et les possibilités de passage. Un système avec télérupteur ou une commande radio compatible peut parfois mieux répondre aux contraintes de rénovation.

Trois commandes sans permutateur : les solutions

La recherche d’un montage sans permutateur peut correspondre à deux besoins différents. Certains souhaitent réutiliser trois va-et-vient ordinaires. D’autres veulent choisir une technologie différente pour commander le même éclairage.

Peut-on utiliser trois va-et-vient ordinaires ?

Trois mécanismes va-et-vient ordinaires ne permettent pas, à eux seuls, de reproduire ce montage. L’appareil intermédiaire doit assurer la liaison directe ou croisée des deux paires de navettes.

Un double va-et-vient possède deux mécanismes, généralement commandés par deux touches indépendantes. Sa présence ne garantit pas qu’il puisse remplacer un permutateur. La réalisation d’une fonction équivalente dépend notamment du couplage des contacts et de la compatibilité du matériel.

Pour une installation domestique, retenez un permutateur prévu pour cet usage plutôt qu’une transformation improvisée. Des pontages vus sur un schéma générique ne constituent pas une notice applicable à n’importe quel double interrupteur.

Le télérupteur commandé par trois poussoirs

Le télérupteur change d’état lorsqu’il reçoit une impulsion de commande. Les trois commandes murales sont alors des boutons-poussoirs, dont la touche revient en position après l’appui.

Le contact du télérupteur alimente ou coupe le retour lampe. Son emplacement et son raccordement dépendent du modèle, qui peut être modulaire au tableau ou conçu pour un montage encastré.

CritèreMontage avec permutateurMontage avec télérupteur
Commandes muralesDeux va-et-vient et un permutateurTrois boutons-poussoirs
FonctionnementPermutation mécanique des navettesImpulsion sur un appareil commandant l’éclairage
Appareil supplémentairePermutateur au point de commandeTélérupteur au tableau ou encastré
ExtensionAjout de permutateurs intermédiairesAjout de poussoirs selon les prescriptions du matériel
Choix en rénovationDépend de l’accès aux navettesDépend du câblage disponible et du modèle

Le télérupteur peut convenir dès trois commandes. Il devient souvent intéressant lorsque plusieurs points supplémentaires sont envisagés. Cela ne signifie pas qu’un permutateur est interdit ou qu’il faut obligatoirement changer de technologie à la quatrième commande.

Les variantes du montage à trois interrupteurs

Le principe se décline avec différentes gammes d’appareillage et plusieurs luminaires. Ces variantes demandent surtout de conserver la bonne organisation du circuit et de respecter les caractéristiques des appareils.

Lire un schéma Legrand ou Schneider

Commencez par relever la référence exacte du mécanisme. Une marque ou un nom de gamme ne suffit pas pour déduire le repérage des bornes.

Sur le permutateur Legrand Céliane 0 670 05, la fiche technique présente les bornes L1 et L2 pour les navettes du premier va-et-vient, puis 3 et 4 pour celles du second. Cet exemple concerne cette référence précise. Il ne doit pas être transposé automatiquement à un autre produit.

Pour un permutateur Schneider, consultez de la même manière la notice correspondant au mécanisme installé. Comparez le symbole de permutation, les repères des bornes et les deux paires de navettes. Ne vous fiez pas seulement à une photographie d’un appareil ressemblant au vôtre.

Commander deux lampes en même temps

va-et-vient 3 interrupteurs 2 lampes

Deux lampes peuvent être commandées ensemble par les trois appareils. Les luminaires sont alors raccordés en dérivation sur le même retour lampe. Chacun reçoit également le neutre du circuit et le conducteur de protection au point d’éclairage.

Les deux lampes s’allument et s’éteignent simultanément. Elles ne sont pas placées l’une après l’autre dans une liaison en série.

Vérifiez la compatibilité des mécanismes avec les sources lumineuses et la charge totale. Une faible consommation moyenne des lampes LED ne dispense pas de respecter les prescriptions de l’appareillage. Pour commander deux éclairages indépendamment, il faut une organisation de commande différente.

Ajouter une quatrième commande

Une quatrième commande peut être obtenue avec deux va-et-vient aux extrémités et deux permutateurs intermédiaires. Deux navettes relient chaque appareil au suivant.

Le fonctionnement reste identique pour l’utilisateur. Chaque action sur une commande change l’état de la lumière. Il faut toutefois pouvoir acheminer les conducteurs nécessaires jusqu’au nouvel emplacement.

Lorsque les points de commande se multiplient, comparez le passage des navettes avec une solution à télérupteur. Le choix dépend du chantier, de l’existant et des possibilités d’évolution.

Section des fils et protection du circuit

Les trois commandes appartiennent à un circuit d’éclairage. Leur nombre ne modifie pas les principes de protection de ce circuit et ne correspond pas au nombre de points lumineux.

Pour le cas standard du logement traité ici, les repères sont les suivants :

ÉlémentRepère à respecter
Section des conducteurs d’éclairage1,5 mm² minimum
Protection contre les surintensitésDisjoncteur de 16 A maximum
Protection différentielleSensibilité de 30 mA maximum
Nombre de points d’éclairage8 maximum par circuit, selon les règles de décompte applicables
Conducteur de protectionPrésent au point d’éclairage

Un disjoncteur de 10 A peut protéger un circuit d’éclairage. Le maximum de 16 A ne signifie pas qu’il faut remplacer une protection de 10 A par une protection plus élevée.

Les indications portées sur les interrupteurs ou le permutateur concernent leurs propres caractéristiques. Elles ne se confondent pas avec le calibre du disjoncteur. La section, la longueur des liaisons, les conditions de pose et la charge peuvent également imposer un dimensionnement adapté.

Dans une installation ancienne, le seul ajout d’un mécanisme ne permet pas de conclure à la conformité de tout le circuit. Il faut examiner la protection, l’état des conducteurs et le périmètre des travaux au regard des règles applicables, notamment la NF C 15-100-10 pour le logement.

Vérifier le fonctionnement des trois commandes

Les essais se réalisent après fixation des mécanismes, pose des plaques et protection des parties susceptibles d’être touchées. Vous pouvez alors rétablir l’alimentation et vérifier le comportement de l’éclairage.

Actionnez la commande près de la porte, puis celle du premier chevet, puis celle du second. À chaque action, la lumière doit changer d’état. Recommencez depuis différentes positions des trois touches. Un seul essai réussi ne suffit pas à détecter un fonctionnement dépendant de la position d’un autre appareil.

Si une commande ne répond que dans certaines configurations, une confusion entre borne commune et navette, un mélange des paires ou une connexion défectueuse peut être en cause. Coupez de nouveau l’alimentation avant toute vérification du câblage. Ne déplacez jamais un conducteur pendant que le circuit est alimenté.

Une lampe qui clignote ou reste faiblement éclairée peut aussi présenter un problème lié à sa source lumineuse ou à un appareillage particulier. Ce symptôme ne prouve pas, à lui seul, une erreur sur les navettes.

Le montage est fonctionnel lorsque chaque commande inverse l’état de l’éclairage depuis toutes les configurations. Si les conducteurs restent difficiles à identifier, qu’une protection déclenche ou qu’un mécanisme présente un échauffement anormal, interrompez les essais et faites contrôler le circuit.

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