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Comment détecter une surtension électrique ?

Comment détecter une surtension électrique ?

Une surtension électrique correspond à une élévation de la tension au-delà de sa valeur normale de fonctionnement. Elle peut être brève, par exemple lors d’un orage, ou durer suffisamment longtemps pour perturber et endommager les équipements du logement.

En France, la tension nominale d’une installation domestique est de 230 V en monophasé et de 400 V entre phases en triphasé. Ces valeurs sont fixées par l’arrêté du 24 décembre 2007. La conception et la protection des installations électriques basse tension relèvent par ailleurs de la série NF C 15-100, édition août 2024, aujourd’hui en vigueur.

Cet article concerne aussi bien les logements existants que les installations neuves ou rénovées. La manière de diagnostiquer une surtension est la même ; les exigences de protection à prévoir lors de travaux dépendent en revanche de la configuration et de la version normative applicable au projet.

Sécurité électrique

Une installation domestique fonctionne sous 230 V, une tension dangereuse. Avant toute intervention sur une prise, un tableau électrique ou un appareil raccordé à l’installation, coupez l’alimentation au disjoncteur général et vérifiez l’absence de tension avec un appareil approprié.

La mesure de la tension du secteur constitue un cas particulier puisqu’elle nécessite, par définition, un circuit sous tension. Elle ne doit pas être improvisée par une personne qui ne maîtrise pas ce type de mesure. En cas de doute, faites intervenir un électricien.

Utilisez uniquement des appareils de mesure et du matériel adaptés à l’installation, portant le marquage CE et présentant les caractéristiques de sécurité correspondant à l’usage prévu.

Quels sont les signes d’une surtension électrique ?

Une surtension n’est pas toujours visible. Certains phénomènes ne durent que quelques fractions de seconde. D’autres provoquent des symptômes suffisamment caractéristiques pour orienter le diagnostic.

Un seul appareil en panne ne permet cependant pas de conclure à une surtension. Plusieurs indices concordants sont beaucoup plus significatifs.

Plusieurs appareils tombent en panne au même moment

Une panne simultanée de plusieurs équipements constitue un premier signal à prendre au sérieux.

Si un téléviseur, une box internet et un appareil électroménager cessent par exemple de fonctionner immédiatement après le même événement, il est peu probable que les trois pannes soient totalement indépendantes.

La suspicion est encore plus forte si l’incident survient :

  • après un orage
  • après une coupure puis un rétablissement de l’alimentation
  • après un incident signalé sur le réseau
  • pendant d’importantes fluctuations de l’éclairage

En revanche, la panne d’un seul appareil ne prouve pas l’existence d’une surtension. L’alimentation interne, un composant électronique ou l’appareil lui-même peut simplement être défectueux.

Les appareils redémarrent ou se réinitialisent

Une alimentation électrique instable peut provoquer le redémarrage d’équipements électroniques sensibles.

Vous pouvez notamment constater :

  • une box internet qui redémarre
  • un ordinateur qui s’éteint brutalement
  • une horloge d’appareil qui revient à zéro
  • un téléviseur qui s’éteint puis redémarre
  • des équipements connectés qui perdent momentanément leur alimentation

Ces symptômes peuvent aussi provenir d’une microcoupure ou d’une sous-tension. Ils doivent donc être recoupés avec d’autres observations avant de parler de surtension.

Les lampes changent brutalement d’intensité

Un éclairage qui devient momentanément beaucoup plus lumineux peut signaler une élévation de tension.

Des lampes qui clignotent ou dont la luminosité varie ne permettent toutefois pas, à elles seules, d’établir le diagnostic. Un mauvais contact, un défaut de connexion ou une autre anomalie de l’installation peuvent produire des symptômes proches.

Des variations répétées sur plusieurs circuits du logement justifient un contrôle par un professionnel.

Une odeur de brûlé ou des traces de chauffe apparaissent

Une surtension importante peut endommager une alimentation électronique, un condensateur, une carte électronique ou certains composants de protection.

Vous pouvez alors constater :

  • une odeur inhabituelle
  • des traces noires
  • un boîtier déformé
  • un composant ayant chauffé
  • de la fumée
  • un appareil devenu totalement inopérant

Une odeur de brûlé ou un dégagement de fumée constitue un motif d’intervention immédiate. Coupez l’alimentation si vous pouvez le faire sans vous exposer et n’utilisez plus l’équipement concerné.

Symptôme observéCe qu’il peut indiquerAction conseillée
Un seul appareil ne fonctionne plusPanne interne possibleContrôler l’appareil
Plusieurs appareils tombent en panne simultanémentIncident réseau ou surtension possibleFaire rechercher la cause
Lampes nettement plus lumineuses ou instablesVariation de tension ou défaut électriqueFaire contrôler l’installation
Appareils qui redémarrentVariation, microcoupure ou surtensionObserver si plusieurs circuits sont touchés
Odeur de brûlé, fumée, traces de chauffeDéfaut potentiellement dangereuxCouper l’alimentation et ne plus utiliser le matériel
Incident immédiatement après un orageSurtension transitoire possibleContrôler les équipements et protections

À retenir

Plusieurs appareils affectés au même moment constituent un indice beaucoup plus sérieux qu’une panne isolée. La date et les circonstances de l’incident sont également importantes : orage, coupure du réseau, remise sous tension ou travaux électriques doivent être notés.

Quelle tension doit-on avoir dans une prise électrique ?

Avant de chercher une surtension, il faut savoir distinguer la tension nominale de la tension réellement mesurée.

En France, l’arrêté du 24 décembre 2007 fixe les tensions nominales basse tension à 230 V entre phase et neutre et 400 V entre deux phases.

plage de tension normale

230 V ne signifie pas exactement 230 V en permanence

Le chiffre 230 V désigne une valeur nominale. Une prise domestique n’affiche donc pas nécessairement 230,0 V à chaque instant.

La réglementation relative à la qualité de fourniture prévoit une variation autour de cette valeur nominale. Une tolérance de ±10 % conduit aux valeurs suivantes :

Réseau monophaséTension
Valeur nominale230 V
-10 %207 V
+10 %253 V

Le principe d’une limite de 10 % au-dessus de la tension nominale en régime normal apparaît également dans les textes réglementaires concernant les ouvrages électriques.

Cela signifie qu’une mesure de 235 V, 240 V ou 245 V ne suffit pas à diagnostiquer une surtension anormale.

À l’inverse, une tension qui reste durablement au-dessus des valeurs prévues doit être examinée.

À partir de combien de volts parle-t-on de surtension ?

Il faut distinguer deux situations.

La première est une élévation durable ou temporaire de la tension efficace du réseau. Elle peut être constatée à l’aide d’un appareil de mesure adapté si elle dure suffisamment longtemps.

La seconde est une surtension transitoire, c’est-à-dire un pic extrêmement bref. Sa valeur peut être très supérieure à 230 V tout en étant trop rapide pour être correctement affichée par un multimètre ordinaire.

C’est pourquoi la réponse « il suffit de mesurer plus de 253 V » serait incomplète. Une surtension peut avoir disparu bien avant que vous commenciez à effectuer une mesure.

Comment vérifier s’il y a réellement une surtension ?

Le diagnostic doit distinguer un problème présent en permanence d’un événement ponctuel déjà terminé.

Avant toute chose, recherchez les circonstances communes aux appareils touchés.

Commencez par rechercher un événement commun

Posez-vous quelques questions simples :

  • plusieurs équipements ont-ils été affectés en même temps ?
  • l’incident s’est-il produit pendant un orage ?
  • y a-t-il eu une coupure d’électricité juste avant ?
  • vos voisins ont-ils constaté un problème similaire ?
  • les anomalies touchent-elles un seul circuit ou plusieurs parties du logement ?
  • le phénomène se reproduit-il ?

Ces informations sont précieuses pour distinguer une panne d’appareil, un défaut de l’installation intérieure et un problème provenant du réseau de distribution.

Peut-on détecter une surtension avec un multimètre ?

Un multimètre peut mettre en évidence certaines anomalies de tension, mais il ne détecte pas toutes les surtensions.

Lorsqu’une tension anormalement élevée reste présente suffisamment longtemps, un appareil de mesure approprié peut effectivement la faire apparaître.

La difficulté vient des surtensions transitoires. Un pic très bref peut se produire puis disparaître sans laisser de valeur visible sur un multimètre classique.

Il faut donc éviter une conclusion du type :

« Je mesure 230 V aujourd’hui, donc il n’y a pas eu de surtension hier. »

Cette conclusion serait techniquement fausse.

Attention

Contrôler la tension d’une prise implique une mesure sur un circuit sous tension. Ce n’est pas une opération à apprendre à partir d’un article internet. Si vous ne maîtrisez pas les règles de mesure électrique et le choix de la catégorie de mesure de l’appareil, faites réaliser le contrôle par un électricien.

Pourquoi un multimètre ne détecte-t-il pas tous les pics de tension ?

Un multimètre courant est principalement conçu pour afficher une valeur représentative de la tension présente lorsqu’il réalise sa mesure.

Or une surtension transitoire peut être extrêmement courte.

Pour rechercher un problème intermittent, un professionnel peut recourir à des équipements capables d’enregistrer l’évolution de la tension dans le temps ou de capturer certains événements électriques.

Cette distinction est essentielle :

PhénomèneMultimètre classiqueEnregistrement spécialisé
Tension durablement trop élevéePeut la mettre en évidenceOui
Variation lente de tensionGénéralement observableOui
Anomalie intermittentePeut être manquéePlus adapté
Pic transitoire très brefPeut ne rien afficherMatériel spécifique nécessaire

Quelles sont les principales causes d’une surtension électrique ?

Toutes les surtensions n’ont pas la même origine. Certaines viennent de l’extérieur du logement, d’autres peuvent être liées aux phénomènes électriques présents dans l’installation ou le réseau.

Identifier le contexte permet d’orienter la recherche.

La foudre peut provoquer une surtension sans frapper directement la maison

Un impact direct sur votre habitation n’est pas nécessaire pour qu’un orage provoque une surtension.

Un phénomène atmosphérique peut créer des perturbations sur les réseaux électriques ou les réseaux de communication raccordés aux équipements.

C’est précisément pour limiter les conséquences de ces phénomènes que certaines installations comportent un parafoudre, appareil destiné à écouler vers la terre une partie de l’énergie associée à certaines surtensions.

Une manœuvre sur le réseau peut générer des surtensions

Les surtensions ne sont pas exclusivement liées à la foudre.

Des phénomènes de commutation, de coupure ou de rétablissement de certains circuits peuvent produire des perturbations électriques.

C’est l’une des raisons pour lesquelles un incident peut parfois être observé après une coupure ou une modification importante de l’état du réseau.

Un défaut de neutre peut provoquer des tensions anormales

Le neutre est le conducteur qui participe notamment à la distribution de la tension entre les phases et les circuits monophasés.

Certaines anomalies de neutre peuvent provoquer des déséquilibres particulièrement sérieux dans une installation triphasée ou sur un réseau comportant plusieurs phases.

Les conséquences peuvent être très variables selon la configuration. Des équipements peuvent recevoir une tension anormale tandis que d’autres fonctionnent différemment.

Un problème de neutre doit être traité comme une anomalie électrique sérieuse et nécessite un diagnostic professionnel.

Les équipements eux-mêmes peuvent provoquer des surtensions transitoires

La commutation de certaines charges électriques, notamment celles comportant des éléments inductifs, peut produire des phénomènes transitoires.

Cela ne signifie pas que chaque démarrage de moteur est dangereux. Une installation correctement conçue et les équipements modernes sont prévus pour fonctionner dans un environnement électrique présentant un certain niveau de perturbations.

Le problème apparaît lorsque la surtension dépasse ce que les équipements et leurs protections peuvent supporter.

Surtension, surcharge, sous-tension et court-circuit : ne pas les confondre

Ces termes décrivent des phénomènes différents. Les confondre conduit souvent à un mauvais diagnostic.

DéfautCe qui se produitExemple
SurtensionLa tension devient trop élevéePic lié à un phénomène atmosphérique
Sous-tensionLa tension devient trop faibleRéseau ou installation présentant une chute de tension anormale
SurchargeLe courant demandé dépasse ce que le circuit peut supporter durablementTrop d’appareils puissants sur un circuit
Court-circuitDeux conducteurs présentant une différence de potentiel sont reliés par une très faible impédanceDéfaut entre phase et neutre

Une surtension fait-elle forcément disjoncter ?

Non.

Le disjoncteur protège principalement le circuit contre les surintensités, c’est-à-dire notamment les surcharges et les courts-circuits.

Une surtension ne provoque donc pas nécessairement le déclenchement d’un disjoncteur.

C’est précisément la raison d’être d’autres dispositifs de protection, comme les parafoudres, qui remplissent une fonction différente.

À retenir

Disjoncteur et parafoudre ne protègent pas contre le même phénomène. Le premier traite notamment les surintensités ; le second participe à la protection contre certaines surtensions.

Comment savoir si un appareil a subi une surtension ?

Un appareil qui ne fonctionne plus après un incident électrique n’a pas nécessairement été détruit par une surtension.

Le diagnostic repose principalement sur la concordance entre le moment de la panne, les dommages observés et ce qui s’est passé sur le reste de l’installation.

Les dommages simultanés sont un indice important

La défaillance de plusieurs équipements immédiatement après le même événement est significative.

L’électronique moderne comporte de nombreuses alimentations sensibles : télévision, box, informatique, électroménager, chaudière, pompe à chaleur ou système domotique peuvent être concernés.

Un professionnel ou un réparateur pourra rechercher des dégâts sur :

  • le bloc d’alimentation
  • les composants de protection
  • la carte électronique
  • les fusibles internes
  • les pistes ou composants présentant des traces de chauffe

N’ouvrez pas un appareil alimenté par le secteur sans compétence appropriée. Certains appareils peuvent conserver de l’énergie dans leurs condensateurs même après leur débranchement.

Une prise brûlée ne prouve pas une surtension

Une prise noircie peut avoir subi un échauffement dû à un mauvais contact, un serrage défectueux, une surcharge locale ou un autre problème électrique.

Ce symptôme ne doit donc pas être automatiquement attribué à une surtension.

Dans tous les cas, une prise présentant des traces de chauffe ne doit plus être utilisée avant contrôle.

Que faire immédiatement si vous suspectez une surtension ?

La priorité n’est pas de mesurer. Elle est de déterminer si la situation présente encore un danger.

Si vous observez fumée, odeur de brûlé, crépitements, échauffement important ou comportement anormal de plusieurs appareils, ne poursuivez pas vos essais.

En présence d’un danger manifeste, coupez l’alimentation

Si vous pouvez accéder au disjoncteur général sans vous approcher d’une partie dangereuse, coupez l’alimentation de l’installation.

Ne démontez ni prise ni tableau électrique tant que l’installation est sous tension.

Après la coupure :

  1. ne remettez pas immédiatement en service un appareil visiblement endommagé
  2. conservez les appareils ayant subi la panne si une expertise doit être réalisée
  3. photographiez les éventuelles traces visibles
  4. notez l’heure et les circonstances de l’incident
  5. recherchez si plusieurs circuits ou plusieurs logements ont été concernés
  6. contactez un électricien lorsque l’origine n’est pas clairement identifiée

La remise sous tension doit être évitée lorsqu’un dommage matériel sérieux est visible ou lorsqu’un défaut de l’installation est suspecté.

Comment protéger une maison contre les surtensions ?

La protection ne repose pas sur un appareil unique. Elle dépend notamment de l’origine possible de la surtension, du réseau d’alimentation, de la présence d’un système de protection contre la foudre et de la sensibilité des équipements.

La série NF C 15-100 a été profondément révisée en août 2024 et comprend désormais plusieurs normes distinctes. AFNOR indique notamment que la NF C 15-100-1 traite des exigences générales et que la NF C 15-100-10 concerne les installations électriques basse tension dans les bâtiments d’habitation.

Le parafoudre protège l’installation contre certaines surtensions

fonctionnement parafoudre

Le parafoudre, aussi appelé dispositif de protection contre les surtensions, est installé au tableau électrique dans les situations où cette protection est requise ou jugée pertinente.

Son rôle n’est pas de maintenir constamment le réseau à 230 V. Il intervient pour limiter certaines surtensions en dérivant leur énergie selon le principe et les caractéristiques du dispositif installé.

La norme NF C 15-100-10 d’août 2024 contient les dispositions applicables au logement en matière d’installations électriques basse tension.

Les cas dans lesquels une protection contre les surtensions est nécessaire dépendent notamment de la configuration de l’installation, de l’exposition et du mode d’alimentation. Il ne faut donc pas appliquer une règle simplifiée du type « le parafoudre est obligatoire dans toutes les maisons ».

Les réseaux de communication doivent aussi être pris en compte

Un équipement électronique n’est pas toujours relié uniquement au réseau électrique.

Une box, un équipement informatique ou un système de communication peut être raccordé à plusieurs réseaux.

La révision 2024 de la NF C 15-100 a renforcé les dispositions relatives aux réseaux de communication. Legrand indique notamment que lorsqu’un parafoudre est présent sur le circuit de puissance, un parafoudre est imposé sur les réseaux de communication cuivre concernés.

Cela rappelle un principe important : une protection cohérente doit considérer les différents conducteurs susceptibles d’amener une surtension jusqu’à l’équipement.

Une multiprise parafoudre remplace-t-elle le parafoudre du tableau ?

Non, pas systématiquement.

Une protection placée au plus près d’un appareil et un parafoudre installé à l’origine de l’installation n’occupent pas la même position et ne répondent pas nécessairement au même besoin.

Le choix d’une protection doit prendre en compte :

  • le risque auquel le bâtiment est exposé
  • l’installation existante
  • la présence éventuelle d’un paratonnerre
  • le type d’alimentation
  • les équipements à protéger
  • les protections déjà présentes
  • les distances entre protections et équipements

Il ne faut donc pas considérer une multiprise dite « parafoudre » comme un remplacement automatique d’une protection correctement dimensionnée au tableau électrique.

Comment prouver qu’une surtension a eu lieu ?

Cette question se pose souvent après la destruction d’un appareil ou dans le cadre d’une déclaration à l’assurance.

Une panne seule ne prouve pas son origine. Il faut conserver autant d’éléments concordants que possible.

Conservez les preuves avant de jeter les appareils

Après un incident, notez :

  • la date et l’heure
  • les conditions météorologiques
  • une éventuelle coupure du réseau
  • la liste des appareils touchés
  • les dommages observés
  • les éventuels témoignages de voisins concernés

Prenez également des photographies des équipements et des traces visibles.

Ne jetez pas immédiatement les appareils endommagés. Votre assureur ou un expert peut demander à les examiner.

Un diagnostic professionnel peut aider à déterminer l’origine

Un électricien peut contrôler l’installation et rechercher une cause interne apparente.

Selon la nature du sinistre, un réparateur ou un expert peut également constater les dégâts présents sur l’appareil.

Il faut néanmoins rester précis dans les conclusions : un composant brûlé n’établit pas toujours, à lui seul, l’origine exacte de la surtension.

Votre assureur vous indiquera les justificatifs nécessaires selon votre contrat et la nature du dommage déclaré.

Quand faut-il appeler un électricien ?

Certaines situations ne nécessitent pas de poursuivre soi-même le diagnostic.

Une intervention professionnelle est particulièrement indiquée lorsque :

  • plusieurs appareils sont endommagés simultanément
  • les lumières présentent des variations répétées
  • des équipements redémarrent régulièrement
  • une tension anormale semble persister
  • vous suspectez un problème de neutre
  • une prise ou un tableau présente des traces d’échauffement
  • une odeur de brûlé apparaît
  • le problème revient sans cause évidente
  • vous souhaitez contrôler ou dimensionner une protection contre les surtensions

L’électricien pourra déterminer si la cause se situe dans l’installation intérieure ou en amont de celle-ci et décider si des mesures plus longues doivent être réalisées.

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