Choisir entre 3, 6, 9 ou 12 kVA dépend surtout des appareils qui peuvent fonctionner en même temps dans votre logement. La surface compte, mais elle ne suffit pas pour déterminer la bonne puissance.
Le simulateur ci-dessus vous permet d’obtenir une première estimation à partir de vos équipements. Ensuite, il faut comparer ce résultat à votre usage réel, notamment grâce aux informations disponibles sur un compteur Linky.
Cette méthode concerne les logements neufs comme les installations existantes. En rénovation, une augmentation de puissance doit toujours être distinguée d’un éventuel problème sur l’installation intérieure.
Sécurité
Le calcul de puissance ne nécessite aucune intervention sur le tableau électrique ou sur le compteur.
Si vous devez intervenir sur votre installation, coupez l’alimentation au disjoncteur général et vérifiez l’absence de tension avec un vérificateur adapté avant toute manipulation.
N’ouvrez jamais un compteur Linky ou un appareil plombé. Utilisez du matériel portant le marquage CE et respectez les prescriptions applicables à l’installation.
Simulateur de puissance de compteur électrique
Indiquez les équipements qui peuvent fonctionner simultanément. Le simulateur estime la puissance appelée, ajoute votre marge de sécurité et propose un palier de puissance souscrite.
1. Décrivez vos usages
Les puissances proposées sont des valeurs de travail modifiables. Si vous connaissez la puissance exacte d’un appareil, saisissez celle de sa plaque signalétique.
Quelle puissance de compteur électrique choisir ?

Pour un logement monophasé, les puissances 3, 6, 9 et 12 kVA constituent les principaux repères rencontrés chez les particuliers.
La correspondance avec l’intensité disponible est la suivante :
| Puissance souscrite | Intensité correspondante en monophasé | Profil indicatif |
|---|---|---|
| 3 kVA | 15 A | Petit logement avec très peu d’appareils puissants |
| 6 kVA | 30 A | Logement avec usages électriques courants |
| 9 kVA | 45 A | Chauffage électrique, cuisson et plusieurs gros appareils |
| 12 kVA | 60 A | Forte simultanéité ou nombreux équipements électriques |
Ces profils permettent de se repérer, mais ils ne remplacent pas le calcul des usages.
Une maison de 120 m² chauffée au gaz peut avoir besoin de moins de puissance qu’un appartement de 70 m² entièrement électrique.
C’est pour cette raison que je ne conseille pas de choisir un abonnement uniquement à partir de la surface.
Le vrai sujet est la puissance appelée au même moment.
6 kVA ou 9 kVA : la réponse rapide
6 kVA peuvent suffire si votre puissance appelée reste sous cette limite pendant vos usages habituels. 9 kVA deviennent plus adaptés lorsque le chauffage, la cuisson et plusieurs appareils puissants peuvent fonctionner simultanément.
Passer de 6 à 9 kVA n’augmente pas automatiquement votre consommation.
Les kVA déterminent la puissance disponible à un instant donné. Votre consommation reste facturée en kWh.
Comment utiliser le simulateur de puissance de compteur électrique ?
Le simulateur sert à reproduire une situation réaliste dans votre logement.
Le but n’est surtout pas de cocher tous les appareils que vous possédez.
Il faut sélectionner ceux qui peuvent réellement fonctionner ensemble.
Commencez par les appareils qui consomment le plus
Prenez en priorité :
- le chauffage électrique
- le chauffe-eau électrique
- les plaques de cuisson
- le four
- le lave-vaisselle
- le lave-linge
- le sèche-linge
- la pompe à chaleur
- la climatisation
- la recharge d’un véhicule électrique
- les équipements d’un atelier, d’une piscine ou d’une dépendance
Pour chaque appareil, utilisez si possible la puissance indiquée sur sa plaque signalétique ou dans sa documentation.
Pour une pompe à chaleur, attention à ne pas utiliser la puissance thermique annoncée.
Ce qui nous intéresse ici est la puissance électrique absorbée par l’appareil.
Ne comptez pas forcément 100 % de tous les appareils
Prenons un chauffage électrique composé de six radiateurs de 1 500 W.
Additionner simplement les six appareils donnerait :
6 × 1 500 W = 9 000 W
Mais cela suppose que les six radiateurs fonctionnent exactement au même moment et à pleine puissance.
Dans une installation équipée d’une régulation, cette situation n’est pas nécessairement représentative de l’usage réel.
C’est précisément le rôle du coefficient de simultanéité du simulateur.
Il permet d’adapter le calcul à la probabilité qu’un équipement fonctionne en même temps que les autres.
Faut-il ajouter une marge de sécurité ?
Une petite marge peut être pertinente pour absorber les appareils oubliés ou certaines variations de fonctionnement.
Une marge de 10 à 20 % constitue un choix pratique de dimensionnement.
Ce n’est pas une obligation imposée par la NF C 15-100.
Il ne faut pas non plus transformer cette marge en prétexte pour choisir systématiquement un abonnement beaucoup plus puissant.
L’objectif reste de trouver le palier adapté à votre utilisation réelle.
Comment calculer la puissance nécessaire d’un compteur électrique ?
Pour un premier calcul domestique, additionnez les puissances des appareils susceptibles de fonctionner en même temps.
Vous pouvez ensuite utiliser ce repère :
Puissance simultanée en watts ÷ 1 000 = besoin indicatif en kVA
Ainsi :
7 000 W correspondent à un besoin indicatif proche de 7 kVA.
Cela ne signifie pas que vous pouvez souscrire exactement 7 kVA. Il faut ensuite regarder le palier d’abonnement disponible et conserver une marge cohérente.
Exemple concret : pourquoi 6 kVA peuvent devenir insuffisants
Prenons une habitation équipée de :
| Appareil en fonctionnement | Puissance retenue |
|---|---|
| Chauffage électrique | 2 000 W |
| Plaques de cuisson | 2 800 W |
| Four | 1 900 W |
| Éclairage, télévision, informatique et petits appareils | 600 W |
| Total | 7 300 W |
Dans cette situation, la puissance appelée atteint 7,3 kW.
Un abonnement de 6 kVA devient trop juste si cette situation se produit régulièrement.
Deux possibilités sont alors à étudier.
La première consiste à passer à 9 kVA.
La seconde consiste à réduire la simultanéité, par exemple en pilotant certains usages électriques.
C’est cette distinction qui permet d’éviter de choisir automatiquement un abonnement supérieur dès qu’une coupure se produit.
Quand 6 kVA suffisent-ils réellement ?
Pour de nombreux logements, 6 kVA restent suffisants.
C’est notamment le cas lorsque les équipements très puissants sont peu nombreux ou fonctionnent rarement ensemble.
Prenons un logement avec :
- cuisson électrique
- lave-linge
- lave-vaisselle
- four
- équipements multimédias
- chauffage et eau chaude non électriques
Dans ce type de configuration, 6 kVA peuvent parfaitement convenir si les gros appareils ne sont pas tous utilisés simultanément.
En revanche, l’équation change rapidement avec un logement entièrement électrique.
Chauffage électrique et 6 kVA
Le chauffage est souvent ce qui fait basculer le calcul.
Quelques radiateurs en fonctionnement représentent déjà plusieurs kilowatts.
Ajoutez ensuite :
2 500 W de chauffage + 3 000 W de cuisson + 2 000 W de four
Vous atteignez déjà 7 500 W, sans même avoir ajouté le reste du logement.
Dans ce scénario, 6 kVA ne constituent plus un choix confortable.
Quand faut-il choisir 9 kVA ?
9 kVA sont particulièrement fréquents dans les logements tout électriques ou fortement équipés.
Ce palier devient pertinent lorsque plusieurs postes importants peuvent fonctionner ensemble :
- chauffage électrique
- ballon d’eau chaude
- plaques de cuisson
- four
- sèche-linge
- pompe à chaleur
- recharge d’une voiture électrique
Je conseille toutefois de ne pas considérer 9 kVA comme une valeur automatique dès qu’un logement possède des radiateurs électriques.
Un chauffage bien régulé et certains usages programmés peuvent réduire fortement la pointe de puissance.
Exemple avec une recharge de voiture électrique
Une recharge à 7,4 kW change complètement le dimensionnement.
Même avec peu d’autres appareils en fonctionnement, la borne utilise déjà une part importante de la puissance disponible.
Si vous rechargez la voiture pendant que le chauffage, le four et les plaques fonctionnent, la pointe peut devenir importante.
Dans ce cas, trois solutions peuvent être étudiées :
- augmenter la puissance souscrite
- diminuer la puissance de recharge
- installer une gestion dynamique de la recharge
La troisième solution est souvent intéressante car elle permet à la borne d’adapter sa puissance à ce que consomme déjà le logement.
Combien de kVA pour une maison de 100 m² ?
Il n’existe aucune puissance universelle pour une maison de 100 m².
Deux maisons identiques en surface peuvent avoir des besoins totalement différents.
Maison de 100 m² chauffée au gaz
Supposons :
- chauffage au gaz
- eau chaude au gaz
- plaques électriques
- four
- électroménager classique
La puissance nécessaire peut rester relativement modérée.
6 kVA peuvent être suffisants, sous réserve de vérifier la simultanéité réelle des appareils.
Maison de 100 m² tout électrique
Prenons maintenant :
- chauffage électrique
- chauffe-eau électrique
- plaques
- four
- sèche-linge
- lave-vaisselle
La puissance appelée peut rapidement dépasser 6 kVA pendant les périodes de forte utilisation.
Dans ce type de logement, 9 kVA sont souvent plus cohérents, mais le calcul reste nécessaire.
Maison équipée d’une borne de recharge
La borne devient alors un élément majeur du calcul.
Une recharge à :
3,7 kW
n’a pas le même impact qu’une recharge à :
7,4 kW
et encore moins qu’une recharge triphasée plus puissante.
Pour dimensionner correctement l’installation, utilisez toujours la puissance de recharge réellement configurée, pas uniquement la puissance maximale théorique de la borne.
Quels appareils influencent le plus la puissance du compteur ?
Tous les appareils ne pèsent pas de la même façon dans le calcul.
Un chargeur de téléphone est pratiquement négligeable à cette échelle. Une plaque à induction ou une borne de recharge ne l’est pas.
| Équipement | Valeur à utiliser dans le calcul | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Radiateurs électriques | Puissance susceptible d’être appelée simultanément | Régulation du chauffage |
| Ballon d’eau chaude | Puissance de la résistance | Horaires de fonctionnement |
| Plaques de cuisson | Puissance appelée dans un scénario réaliste | Utilisation simultanée des foyers |
| Four | Puissance électrique de l’appareil | Peut fonctionner avec les plaques |
| Sèche-linge | Puissance indiquée par le fabricant | Appareil relativement puissant |
| Pompe à chaleur | Puissance électrique absorbée | Ne pas confondre avec puissance thermique |
| Borne de recharge | Puissance réellement réglée | Gestion dynamique éventuelle |
| Climatisation | Puissance électrique absorbée | Nombre d’unités susceptibles de fonctionner |
Ce tableau fonctionne aussi bien pour une installation neuve que pour un logement existant.
En rénovation, il faut simplement ajouter une vérification supplémentaire : l’installation en place est-elle dimensionnée pour accueillir les nouveaux équipements ?
Comment connaître la puissance réellement utilisée avec Linky ?

Le calcul théorique est utile, mais votre compteur peut vous donner une information encore plus intéressante : ce qui se passe réellement dans le logement.
Les touches du compteur Linky permettent de faire défiler plusieurs données, notamment celles relatives à la puissance.
Pour vérifier votre abonnement, intéressez-vous particulièrement à la puissance maximale appelée.
Quelle donnée Linky regarder avant de passer de 9 à 6 kVA ?
Si vous souhaitez réduire votre abonnement, observez votre puissance maximale pendant plusieurs journées représentatives.
Ne faites pas ce contrôle uniquement pendant une journée calme.
Pour un logement chauffé à l’électricité, regardez surtout ce qui se passe pendant les périodes froides.
Si votre puissance maximale reste systématiquement très éloignée de la puissance souscrite, une réduction peut être étudiée.
À l’inverse, si vous approchez régulièrement de la limite, réduire l’abonnement augmentera naturellement le risque de coupure.
Une seule journée ne suffit pas pour tirer une conclusion fiable.
Pourquoi mon compteur coupe alors que j’ai assez de kVA ?
Une coupure ne signifie pas automatiquement que la puissance souscrite est trop faible.
Avant d’augmenter l’abonnement, il faut identifier ce qui a réellement déclenché.
Plusieurs situations sont possibles :
- dépassement de la puissance disponible
- défaut sur un circuit
- déclenchement d’un disjoncteur
- fonctionnement d’un dispositif différentiel
- problème sur un appareil
- mauvaise répartition des charges en triphasé
C’est un point important.
Augmenter la puissance souscrite ne répare pas un défaut électrique.
Si les coupures sont liées à l’installation intérieure et non à un dépassement de puissance, passer de 6 à 9 kVA ne résoudra pas le problème.
Quelle différence entre kW, kWh, kVA et ampères ?
kW, kWh, kVA et ampères ne désignent pas la même chose.
| Unité | Signification | Exemple |
|---|---|---|
| kW | Puissance active | Puissance utilisée par un appareil |
| kWh | Quantité d’énergie consommée | Valeur utilisée pour la facturation de l’énergie |
| kVA | Puissance apparente | Puissance souscrite du logement |
| A | Intensité électrique | Courant disponible ou circulant |
Pour un calcul domestique simple, utiliser 1 kW proche de 1 kVA donne un repère pratique.
Il ne faut toutefois pas présenter cette relation comme une égalité physique systématique.
Sur certains équipements, notamment les moteurs et certaines pompes, le facteur de puissance intervient.
Monophasé ou triphasé : est-ce le même calcul ?
Non.
Dans une installation monophasée, la puissance est disponible sur une seule phase.
Dans une installation triphasée, elle est répartie entre trois phases.
Cela change fortement la manière d’interpréter le calcul.
Pourquoi une installation triphasée peut-elle couper malgré une puissance suffisante ?
Prenons une installation triphasée de 12 kVA.
La puissance totale semble importante, mais elle est répartie sur trois phases.
Si trop d’appareils sont branchés sur une même phase, celle-ci peut atteindre sa limite alors que les deux autres phases sont relativement peu chargées.
Vous pouvez donc rencontrer des déclenchements sans utiliser la totalité des 12 kVA de manière équilibrée.
Dans ce cas, augmenter encore l’abonnement n’est pas forcément la bonne réponse.
Il faut d’abord vérifier l’équilibrage des phases.
Sécurité
L’équilibrage d’une installation triphasée nécessite une intervention dans le tableau électrique et des mesures électriques.
Coupez l’alimentation avant toute intervention qui le permet et ne réalisez pas de mesure sous tension sans les compétences, équipements de protection et appareils de mesure adaptés.
En cas de doute, cette vérification doit être confiée à un professionnel.
La NF C 15-100 impose-t-elle 6 ou 9 kVA ?
Non. La NF C 15-100 ne vous impose pas de choisir 6, 9 ou 12 kVA.
La série NF C 15-100 révisée en août 2024 concerne la conception et la réalisation des installations électriques basse tension.
Elle traite notamment :
- des circuits
- des protections
- des dispositifs différentiels
- des conducteurs
- de la mise à la terre
- du tableau électrique
- des règles applicables aux logements
La puissance souscrite relève du contrat d’électricité et des caractéristiques du raccordement.
Il faut donc bien séparer deux sujets.
Le nombre de kVA détermine la puissance disponible.
La NF C 15-100 encadre la sécurité et le dimensionnement de l’installation intérieure.
Augmenter la puissance du compteur ne renforce pas l’installation
C’est particulièrement important lors d’une rénovation.
Vous pouvez très bien disposer d’un abonnement plus puissant sans que certains circuits existants soient adaptés à l’ajout d’un nouvel équipement.
Avant d’installer une borne de recharge, une pompe à chaleur, un chauffage électrique important ou un nouvel atelier, il faut vérifier :
- la section des conducteurs concernés
- le calibre des protections
- le tableau électrique
- les dispositifs différentiels
- la puissance disponible
- la répartition des charges
- le type d’alimentation monophasée ou triphasée
Changer d’abonnement et modifier une installation électrique sont deux opérations différentes.
Comment éviter de passer à une puissance supérieure ?
Avant de passer de 6 à 9 kVA ou de 9 à 12 kVA, regardez si certains usages peuvent être décalés.
C’est parfois plus intéressant que d’augmenter définitivement la puissance disponible.
Décaler le chauffe-eau
Un ballon d’eau chaude n’a généralement pas besoin de chauffer précisément au moment où vous cuisinez.
Programmer son fonctionnement sur une autre plage horaire réduit la simultanéité.
Adapter la recharge d’un véhicule électrique
Une recharge de voiture électrique peut souvent être programmée ou limitée.
Une borne équipée d’une gestion dynamique peut également ajuster automatiquement la recharge en fonction de ce que consomme déjà le logement.
Utiliser un délesteur
Un délesteur coupe temporairement certains appareils non prioritaires lorsque la puissance appelée devient trop importante.
Le chauffage électrique est un exemple classique.
Le délesteur peut suspendre temporairement certains radiateurs lorsque les plaques et le four consomment beaucoup, puis rétablir leur alimentation ensuite.
Ce dispositif relève d’une stratégie de gestion de puissance.
Ce n’est pas une obligation générale de la NF C 15-100.
Quand faut-il augmenter la puissance du compteur ?
Je recommande d’envisager une augmentation lorsque trois conditions sont réunies :
- les coupures correspondent bien à des dépassements de puissance
- ces dépassements se produisent régulièrement pendant un usage normal
- réduire la simultanéité devient trop contraignant ou impossible
L’ajout d’un équipement important est également un bon moment pour refaire le calcul.
C’est particulièrement vrai pour :
- une borne de recharge
- une pompe à chaleur
- un chauffage électrique
- un chauffe-eau électrique
- une cuisine fortement équipée
- un atelier
- une extension de maison
En rénovation, la vérification de l’installation intérieure doit accompagner cette réflexion.
Il ne suffit pas d’obtenir davantage de kVA au compteur si le tableau ou les circuits ne sont pas adaptés aux nouveaux usages.
Les erreurs que je rencontre le plus souvent dans le calcul de puissance
La première consiste à raisonner uniquement en fonction des mètres carrés.
La surface donne une indication sur le logement, pas sur sa puissance appelée.
La deuxième consiste à additionner toutes les puissances inscrites sur tous les appareils.
Vous obtenez alors une valeur théorique très élevée qui correspond rarement à ce qui fonctionne réellement au même moment.
La troisième consiste à confondre puissance et consommation.
Passer de 6 à 9 kVA n’augmente pas mécaniquement vos kWh. Cela augmente simplement la puissance que vous pouvez appeler simultanément.
Enfin, il ne faut pas confondre un dépassement de puissance avec un défaut électrique.
Si un disjoncteur ou un interrupteur différentiel déclenche, la première question n’est pas forcément : “Dois-je augmenter mon abonnement ?”
Il faut d’abord comprendre pourquoi la protection a fonctionné.
Quelle puissance choisir au final ?
Pour choisir votre puissance de compteur :
- listez les principaux appareils électriques
- identifiez ceux qui fonctionnent réellement en même temps
- additionnez leur puissance
- utilisez le simulateur pour tester plusieurs scénarios
- comparez le résultat avec vos données Linky
- choisissez le palier adapté à vos besoins réels
En monophasé, retenez comme repères :
3 kVA = 15 A
6 kVA = 30 A
9 kVA = 45 A
12 kVA = 60 A
Si votre calcul se situe autour de 7 à 8 kVA, 6 kVA seront généralement trop justes dans ce scénario et 9 kVA constituent le palier à étudier.
Si votre besoin approche régulièrement 10 ou 11 kVA, il faut regarder du côté de 12 kVA, ou chercher à mieux gérer la simultanéité.
En triphasé, ne vous arrêtez jamais à la puissance totale. La répartition des appareils entre les trois phases compte tout autant.
À retenir
La meilleure puissance de compteur n’est ni la plus faible possible ni la plus élevée disponible.
C’est celle qui permet à votre logement de fonctionner normalement sans coupures répétées et sans abonnement inutilement surdimensionné.
